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Accueil du site > Infos pratiques > Statuts et carrières | 2 septembre 2013

Catégorie C : la revalorisation à l’épreuve de l’austérité

Il y a un an, en septembre 2012, le gouvernement inscrivait à l’ordre du jour de l’agenda social une concertation portant sur la revalorisation des carrières et des rémunérations. Nous faisons ici le point sur les discussions en cours pour la catégorie C.

D’emblée, l’ensemble des organisations syndicales n’ont eu de cesse de réclamer le dégel de la valeur du point d’indice, bloquée depuis 2010 par le précédent gouvernement. De ce point de vue, les premières annonces de la poursuite du gel pour 2014 représentent un très mauvais signal que le gouvernement envoie.

Parmi les points névralgiques de la discussion, la catégorie C, dont le pied de grille est régulièrement submergé par le SMIC, est révélatrice de l’urgence qu’il y a à refondre les grilles indiciaires pour revaloriser les traitements et rattraper le pouvoir d’achat régulièrement perdu ces vingt dernières années.

Le SNASUB-FSU et la FSU ont défendu une méthode consistant à discuter de l’ensemble de la grille pour les trois catégories avec l’idée que l’application la plus rapide des revalorisations devait s’effectuer pour la catégorie C et le bas de la B (les débuts de grille des deux catégories n’étant séparés que de trois points d’indice.

Dans la concertation, le SNASUB-FSU et la FSU ont porté leurs revendications !

• En catégorie C, les corps comportent 4 grades et trop d’agents voient leurs carrières bloquées par les barrages que constitue un avancement contingenté, au point que beaucoup touchent la GIPA en cours de carrière. La suppression immédiate des échelles 3 et 4 est à l’ordre du jour. Et les agents doivent être reclassés dans les nouvelles échelles apportant un réel avantage à chacun.

• La faiblesse des rémunérations des échelles 3 et 4 touche particulièrement les jeunes et les femmes : il faut en finir avec ces inégalités !

• La FSU revendique une augmentation significative du SMIC à 1700 euros : le début de la carrière doit être augmenté de manière équivalente.

• En l’absence de revalorisation du point d’indice, les revalorisations du SMIC ne peuvent que percuter la grille. Au-delà de l’exigence de la fin du gel de la valeur du point, il faut que celui- ci soit revalorisé et son indexé sur les prix. L’augmentation du SMIC étant généralement supérieure à celle des prix, il est nécessaire d’envisager en conséquence l’octroi de points additionnels sur l’ensemble de la grille.

• Le régime indemnitaire sert pour l’essentiel de complément de rémunération pour tous : il faut également intégrer les indemnités dans le traitement, après harmonisation des montants par le haut.

• L’avancement d’échelon, à un rythme unique, doit permettre des gains effectifs de pouvoir d’achat au cours de la carrière. Celui-ci doit rémunérer l’expérience acquise et appréciée par l’ancienneté.

• Dans la situation présente et compte tenu de la durée du chantier engagé, le SNASUB-FSU et la FSU ont défendu, parmi les mesures d’urgences à prendre, l’attribution de points d’indice de manière uniforme, à tous les agents.

Les intentions effacées sous le joug de l’austérité !

Le gouvernement n’a pas souhaité engager la discussion d’ensemble mais a préféré avancer la proposition d’une grille provisoire pour la catégorie C pour qu’elle soit effective dès le 1er janvier 2014, en attendant la discussion d’ensemble sur la rénovation de l’architecture statutaire qui doit s’ouvrir à l’automne 2013.

Si la première proposition de grille était inacceptable car elle se bornait à revaloriser que le bas de la grille de 2,3% (la hausse du SMIC entre juillet 2012 et janvier 2013) et avait provoqué une réaction unanime des organisations syndicales, la seconde proposée par le gouvernement représentait, de l’avis de tous, une avancée intéressante qui permettait d’envisager sérieusement la suite des discussions, puisque cela pouvait permettre une augmentation de 5 à 15 points d’indices en fonction du grade et de l’échelon au 1er janvier 2014 et une augmentation de 5 points supplémentaires pour tous au 1er janvier 2015.

Toutefois, la proposition de reclassement formulée par le gouvernement (construite sur la base du budget alloué) effaçait ces gains indiciaires, remettant ceux-ci à un déroulement de carrière ultérieur…

Dès lors, l’intérêt d’une grille provisoire disparaissait. Les agents se seraient vus reclassés dans des échelons inférieurs, avec pour effet des allongements des durées nécessaires pour parvenir aux mêmes étiages indiciaires.

Pour, ne serait-ce que partiellement, répondre aux revendications salariales et amorcer la réparation de la perte de pouvoir d’achat que tous les personnels accusent depuis des années maintenant, c’est un reclassement à échelon égal qui devait être opéré ! C’est la proposition que la FSU a défendu, soucieuse que les personnels n’aient pas à payer demain, par l’allongement de la durée des gains indiciaires de la carrière par exemple, ce que nous pouvons gagner aujourd’hui.

L’orientation austéritaire prise par le gouvernement a empêché de travailler plus avant sur le nouveau projet de grille. Le reclassement, dont les conséquences auraient été défavorables aux agents, a été retiré devant les critiques formulées par les organisations syndicales. En lieu et place, des points additionnels seront attribués à tous les agents de catégorie C.

Le SNASUB-FSU et la FSU continueront de défendre les intérêts de tous les agents, et mettront tout en œuvre pour arracher les augmentations les plus importantes.